Mouezhioù ar Purgator, une traversée musicale au cœur du Léon
À l’occasion de la première manche du Championnat national des bagadoù de 1re catégorie, qui se tiendra le 14 mars à Saint-Brieuc, le Bagad Bro Konk Kerne présentera une nouvelle suite musicale inspirée du terroir imposé cette année : le Pays Léon.
Le Bagad Bro Konk Kerne vous invite ainsi à un voyage au cœur de ce territoire, une terre où les mélodies semblent porter l’écho des pierres anciennes et des voix qui traversent le temps.
Avec Mouezhioù ar Purgator — Les voix du purgatoire — l’ensemble propose une création nourrie par la célèbre Gwerz ar Purgator, chant profond et chargé de mémoire.
La suite s’ouvre sur une version rythmée de ce cantique, comme un souffle qui s’élève avec puissance. Rapidement, la musique prend corps et entraîne l’auditeur vers la gavotte du Bas-Léon. Ici, la danse devient ancrage : elle fait vibrer la terre, tandis que le mouvement des bras semble onduler comme la mer, tissant un lien entre les champs léonards et les horizons côtiers.
Au cœur du parcours, la Gwerz ar Purgator réapparaît dans sa forme chantée, comme un retour à l’essence même du propos. Une voix nue, chargée d’histoire, qui traverse le temps et relie les générations.
La suite s’achève dans l’énergie des ronds de Landéda, où la musique rassemble, fait tourner les corps et résonner les voix. Un final collectif, porté par le mouvement et le partage.
Le titre Mouezhioù ar Purgator fait référence aux voix sous toutes leurs formes : la voix chantée, omniprésente dans le Léon, les voix musicales que le bagad fait vivre aujourd’hui, et les voix spirituelles, celles qui habitent les textes et les traditions d’un territoire profondément marqué par la foi.
La suite a été arrangée par Fabien Page, Yann Cariou, Steven Plouzennec et la commission musicale, avec quelques clins d’œil à des suites historiques du bagad.
L’ensemble et les bombardes sont dirigés par Fabien Page, les caisses claires par Manon Le Coz, les cornemuses par Steven Plouzennec et les percussions par Manon Martin.